Jeudi 26 novembre 2020

Six degrés de séparation (2 Pierre 3,10-18)


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Contre des chrétiens de tendance gnostique qui préfèrent avoir et enseigner une lecture dévalorisante d'un monde à l'avenir trop incertain et qui pour cela privilégient une spiritualité intériorisée et sans prise réelle sur leur environnement, l'auteur rappelle que Dieu demeure fidèle à sa promesse et que l'absurde ne constitue pas l'horizon du sens. A la tentation du désengagement répondent l'audace de l'espérance et l'encouragement à tenir bon dans la pratique des vertus adéquates. Car c'est ainsi qu'on se relie aux paroles reçues des apôtres, Paul notamment, pour être en lien pertinent avec le Christ. La théorie évoquée dans le titre, datant des années 1920, veut que toute personne sur le globe puisse être reliée à n'importe quelle autre par une chaîne de relations comptant au plus six maillons (que dire des réseaux aujourd'hui?). Lorsqu'il évoque les lettres de Paul, effectivement réunies au début du 2e siècle, l'auteur rappelle ce maillage au cœur de la communauté d'intérêt des Eglises disséminées dans l'Empire romain. Dans un monde encore réduit, mais que son élan missionnaire allait considérablement étendre, le christianisme a profité d'un maillage très étroit – moins de six degrés de séparation déjà, tant les enjeux de liens étaient importants pour sa survie, malgré les bisbilles et les rivalités théologiques. Comment les percevons-nous aujourd'hui? Comment faisons-nous lien? Comment percevons-nous la communion des saints?

Blaise Menu

Prière: Jésus le Christ, toi dont la parole nous unit, toi dont la présence nous nourrit, redis-nous la force des liens et la beauté de la communion ecclésiale, dans sa diversité.  

Référence biblique : 2 Pierre 3, 10 - 18

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